Voilà, fini.
J'ai vraiment bien aimé, un très bon jeu sans être un chef d’œuvre. J'ai pas été aussi soufflée qu'avec Bioshock, avec qui il partage énormément de points communs. Deus Ex s'en tire même de manière plus intéressante pour les choix moraux et dénouements multiples, même si ça reste très artificiel.
Le scénario était sans surprise, ce qui est un peu dommage, on pouvait presque tout deviner à partir du prologue.
Le boulot sur l'arrière-plan politique était tout de même solide, mais finalement assez statique.
Les ambiances étaient pas mal mais tout finit quand même par avoir un air de déjà-vu. Panchaea notamment ne ressemblait absolument à rien, c'était vraiment insipide, dommage pour un final. A comparer avec la plongée dans les entrailles d'Aperture, bien plus expressive avec moins de moyens.
Le personnage de Jensen lui-même est assez mal écrit, enfin en fait on dirait qu'il n'est pas écrit. Pas de sentiments, pas d'apartés, pas de vécu articulé par lui-même (on lit des choses sur sa famille, son passé, sa carrière, sa vie sentimentale, et il n'a jamais le moindre début de réaction, c'est affligeant). Mais après Deadly Premonition je crois que beaucoup de personnages vont paraître fades et mal écrits.

Sinon je suis assez déçue des personnages féminins. On a au final à choisir entre trois leaders charismatiques : trois hommes. Alors que dans des contextes SF ou anticipation, on a généralement une égalité h/f, comme si les auteurs considéraient tacitement que c'était l'évolution prévisible de la société. Ici non, les personnages féminins sont une damsel in distress, deux boss complètement anti-charismatiques et accessoires, et une IA. Bravo. Pour un jeu où une femme est lead writer, je m'attendais à mieux.