@sabr : je ne suis pas Krishnamurti-ste, et j'ai exprimé très succinctement pour quelles raisons j'appréciais sa démarche ("Une révolution constante des idées, porter si possible un regard neuf sur les choses et penser par soi-même sans être enfermé par sa culture au sens large"). Cela m'importe peu, d'aimer ou non les artistes ou les philosophes qui multiplient les visions du monde. Ce qui compte, c'est que chacun trouve pour lui cette fameuse vérité qui transcende tout. Le bonheur, la vie, c'est à cela qu'elle ressemble cette vérité à mes yeux. Et je ne vois pas pour quelles raisons cela ne s'appliquerait pas aux ressentis éprouvés lors de moments passés à jouer (au sein d'une oeuvre, vision artistique), par opposition à ce que l'on ressent dans la "nature" libre de toute intervention extérieure.
Il n'y a pas lieu à avoir ici d'opposition.
Je ne pense pas que Krishnamurti aurait réfuté l'idée de pouvoir vivre librement et sainement son émotion, quel qu’en soit le support. Mais suivre fidèlement la vision d'un artiste ou d'un philosophe et y adhérer comme à une vérité, c'est surtout s'éloigner de la vérité. C'est ainsi que je le comprends et que je le ressens.
