J'ai passé une journée de merde

Et sa fameuse odeur de poisson pourri et de discussions avariées.

Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Shane_Fenton » 25 Mai 2020, 18:09

Merci à vous deux. Mais vraiment, ce ne sont pas des remerciements en l'air. Et Zure a raison : je pense qu'à un moment, quand le deuil sera fait, on aura envie ou besoin de reprendre un chat.

D'ailleurs, je suis retombé sur une photo de Haribo que tu avais posté ici-même il y a quelques années (putain, 10 ans qu'on est là !!). Et on dirait ma chatoune, avec des poils plus fins. Mais c'est la même couleur de pelage, et aussi la même couleur des yeux, c'est fou. J'ai aussi relu les messages de tapif et de son chaton Ninja, et j'en ressens d'autant plus la douleur. :cry:
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Le Yéti » 25 Mai 2020, 18:53

On a enterré deux animaux en un an. C'est une épreuve, surtout pour mes sœurs qui ont grandi avec, mais c'est aussi un moment étonnant où tu as la chance d'aider quelqu'un en souffrance. Et c'est suffisamment rare pour être souligné. Toutes mes condoléances, Shane.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar tapif » 25 Mai 2020, 22:34

Courage Shane,

Durant cette épreuve, on a eu la "chance" de pouvoir passer un dernier week end avec Ninja, je me encore de quasiment tout. Comment, après l'avant dernière visite chez le véto, elle a essayé de grimper sur mes genoux pour un dernier câlin, les dernières nuits ou on a triplé ses couvertures sur le lit pour qu'elle reste avec nous malgré son incontinence, le dernier coucher de soleil qu'elle a pu voir...

Le jour J, après la première piqure pour l'anesthésie, elle était partie dans sa boite, au final, on l'a convaincue de rester dans nos bras et elle est partie en ronronnant.

Je ne sais pas si c'est parce que je n'avais jamais perdu un proche de manière violente, soudaine ou inattendue, mais je pense que j'ai rarement été autant bouleversé par un évènement.

Après quelque mois, j'ai un peu fait le forcing auprès de ma copine pour reprendre un chat, elle ne voulait pas du tout. Vu que la Pif peut être déclenchée par un évènement stressant, on s'est toujours demandé si on ne l'a pas tuée en la laissant seul dans l'appartement durant la journée. Du coup, au final elle m'a dit d'accord, mais seulement si on en prend deux . Aucun regrets :P

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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar cKei » 25 Mai 2020, 23:02

Ça passe si je réponds "aww" ?
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Le Yéti » 26 Mai 2020, 09:46

Awww !

(d'ailleurs j'ai adopté un petit chaton, il ou elle devrait arriver d'ici le mois d'août)
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Alexis » 26 Mai 2020, 09:51

Désolé pour toutes des épreuves Shane.
C'était un membre de la famille et la douleur doit être immense. Courage.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Shane_Fenton » 26 Mai 2020, 12:42

Merci encore.

Première nuit sans la chatoune. D'habitude, quand ma chérie s'installait sur le canapé au moment où on regarde un film ou une série, la chatoune arrivait, s'installait à son tour confortablement sur sa maîtresse, et c'était partie pour une séance de câlins et de ronrons. Neuf ans que ça durait, et cinq ans que je voyais ça (d'abord par intermittence, puis tous les soirs quand on a commencé à vivre ensemble). Hier soir, j'ai vu ma chérie prendre un coussin dans ses bras et le serrer fort contre elle. Bon, quand on se met à regarder une série, on arrive à faire abstraction du reste (c'est Stranger Things, et on est déjà à la saison 3, c'est l'une de nos séries préférées et on en a vu beaucoup depuis qu'on a emménagé ensemble). Mais quand vient le moment d'éteindre la télé, on retrouve cette sensation de vide et de manque.

Quand je prononce cette simple phrase : "notre chat est mort", ou "on a perdu notre chat", je la trouve ridicule. Jusqu'à une date récente (il y a 15 jours, quand l'état de la chatoune a empiré), j'étais incapable de m'imaginer la douleur que ça pouvait représenter. Et cette phrase m'a toujours paru tellement banale qu'elle en devenait inappropriée. Je le pense toujours d'ailleurs. J'ai confié ma peine à beaucoup de proches, mais je ne suis pas sûr qu'ils en aient pris la mesure. En tout cas, un vulgaire "notre chat est mort" me paraissait dramatiquement insuffisant.

En terme de douleur, ce matin, je me suis réveillé avec un trou dans le coeur. Je la voyais partout. Le simple fait d'ouvrir la porte de la salle de bains m'a remémoré toutes les fois où elle se faufilait grimpait sur la beignoire puis le lavabo, se faisait caresser puis attendait de pouvoir boire un filet d'eau du robinet. J'ai pleuré plusieurs fois. En fait, ça ne fait "que" 3 jours que je pleure. La douleur était présente depuis longtemps, et j'ai commencé à vraiment l'éprouver depuis sa première visite chez le véto mercredi dernier. Je me doutais bien qu'elle était en danger de mort à ce moment-là, même si je voulais encore garder un peu d'espoir, et même si je n'imaginais pas qu'elle nous quitterait de manière aussi foudroyante. Ma chérie a fondu en larmes. Moi, je voulais rester fort. Mais samedi matin, après cette nuit horrible, après l'avoir envoyée chez le véto pour la dernière fois, après avoir appelé le véto 2 heures plus tard pour s'entendre dire que c'était une insuffisance rénale et qu'il allait falloir "prendre une décision" si son état ne s'améliorait pas, les larmes sont venues aussi de mon côté. Et je les ai laissées couler ce matin. Elle me manque tellement. C'est dingue, après 3 jours, je l'ai déjà beaucoup plus pleurée que mes grands-parents réunis, qui étaient pourtant comme mes parents, et dont la disparition m'avait complètement dévasté.

Bref, je suis encore en plein deuil, même si mon boulot m'aide à tenir le coup.

PS : bien évidemment, "awwww" pour les deux chats de tapif ;)
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Shane_Fenton » 28 Mai 2020, 10:21

Je reviens par là juste pour dire que ça va mieux. Désolé de m'être épanché comme ça, je n'en avais pas ressenti le besoin même pour la mort de mon grand-père il y a 6 ans. Mardi a été une journée horrible, surtout le matin, je subissais encore le contrecoup. Mais ma chérie s'est aérée un peu pour voir une amie, et elle allait beaucoup mieux, donc par ricochet je suis allé beaucoup mieux. Bien sûr, on y pense. Bien sûr, on est triste quand on revoit des photos, ou quand on tombe sur un objet qui lui appartenait (sa caisse, par exemple, qu'on a récupérée de chez le véto). Et puis, on n'a pas encore accepté le fait qu'elle soit partie aussi subitement et violemment. Tout s'est joué en moins de 2 semaines, et en plus on devait gérer les suites de notre accident, ainsi que des examens médicaux pour un possible cancer. Donc on a du mal à tout encaisser, aussi bien l'injustice que la brutalité de la situation. Mais ça va quand même mieux. On arrive à revivre, même si le chemin sera encore long.

Par contre, c'est beaucoup trop tôt pour reprendre un chat. J'ai vu un mail circuler (de la part de la concierge de l'école) sur 3 chatons abandonnés qui avaient besoin d'une nouvelle famille. Le mail m'a fendu le coeur, mais impossible d'en parler à ma chérie. Par bonheur le personnel s'est dévoué, 2 chatons sur 3 ont retrouvé un maître, et pour le 3ème ça sera bouclé dans l'après-midi. Mais on n'est pas prêts. Pas encore.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar roger » 28 Mai 2020, 12:01

Moi j'ai jamais eu d'animal auquel je me sois attaché au point d'être vraiment triste de sa disparition. Soit ils sont morts très vite, et c'était plus l'horreur de la situation qui prenait le dessus par rapport à la tristesse, soit c'était des animaux envers lesquels je n'avais pas vraiment développé de sentiment. J'ai eu un jeune chat écrasé au bout de quelques jours devant chez moi quand j'étais ado, et ça m'a vacciné pendant un moment. Il y a quelques années j'ai eu un épisode particulièrement atroce : on avait un chaton et ma copine lui a roulé dessus en sortant en voiture. Le pauvre animal n'était qu'à moitié écrasé et il rampait misérablement avec ses pattes avant, je crois que c'est la pire vision d'animal que j'ai eu de ma vie. En plus j'étais seul avec ma fille la plus jeune (ma copine n'avait pas vu le truc), on est allés chez le vétérinaire pour la forme vu que l'animal était agonisant. C'était pas très rigolo.
En fait l'une des questions que je me pose régulièrement c'est à combien on chiffre son amour pour un animal, ou sans parler d'amour sa considération en terme de soin médical. Pour un être humain c'est simple au moins, on ne le chiffre pas, on fait ce qu'il y a à faire et on compte après. Je me souviens être allé chez le vétérinaire pour une poule malade, j'ai payé assez cher et finalement le gars n'a jamais vraiment su ce qu'elle avait, et elle a crevé rapidement ensuite (je l'ai euthanasiée moi même en provoquant un coma éthylique). Du coup j'ai su que je n'amènerai jamais plus une poule chez un vétérinaire. Pourtant c'est un animal sensible probablement, c'est pas très sympa. Mais bon j'ai pas un budget nécessaire aux soins médicaux de tous les animaux que j'ai chez moi, surtout quand il n'y a aucune garantie de résultat.
C'est intéressant, notre attachement aux animaux pose la question de la quantification de cet amour en terme d'argent (Est-ce que je peux renoncer à une part importante de mon confort pour qu'il vive ? Pour qu'il survive un peu ? Pour qu'il souffre moins ? Pour essayer de faire en sorte que peut-être il souffre moins ? ) ou en terme de nature d'animal : Est-ce que je suis prêt à faire autant de dépense pour assurer la survie d'un poisson rouge que d'un hamster ou d'un chien ?
J'aime bien les chats, j'en ai deux, mais depuis que j'ai un chien c'est différent. J'ai vraiment la sensation d'avoir un animal qui doit pouvoir compter sur moi. Pas une créature autonome à qui je fournis le repas, le toit et quelques caresses mais qui vit sa vie (c'est les rapports que j'ai avec mes chats, ils vivent beaucoup en extérieur).
Un chien, c'est bizarre, j'ai l'impression que c'est à moitié humain. C'est pas un truc étranger qu'on apprivoise comme un chat, c'est directement un morceau de nous, comme si en tout homme il y avait une part de chien et en tout chien une part d'homme. Alors que le chat même sympathique, me semble radicalement extérieur. Après on est biologiquement parlant plus proches je suppose, ça explique certainement pas mal de choses.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Alexis » 28 Mai 2020, 15:52

J'imagine que la prise en considération des animaux évolue. Jadis considérés comme de vulgaires outils dépourvus de sentiment, ils étaient maltraités. La religion n'a pas aidé puisqu'elle propose une séparation nette entre l'homme et l'animal, qui perdure encore dans le mode de pensée occidental. Aujourd'hui, la science prouve qu'ils sont doués de sensibilité et de conscience. En 2020 on commence à peine à considérer un animal comme un individu, alors que jusque-là on s'arrêtait à l'espèce. Je pense par ailleurs que ce n'est pas qu'une question de science, mais aussi d'évolution des mœurs : la bientraitance des animaux s'intègre dans des philosophies de respect de l'environnement, du vivant en général. C'est aussi la raison pour laquelle le statut juridique des animaux évolue petit à petit et qu'ils bénéficient de droits.

Il y a toujours des gens qui maltraiteront les animaux. Notamment ceux qui ne perçoivent en eux rien d'autre que des outils, un investissement (bétail), un objet de convenance, une source de protéines. Mais une frange de la population change sa conception, je pense.

En ce qui me concerne, je n'ai pas repris d'animal depuis la mort de ma chatte. On ne remplace pas un membre de sa famille. Par ailleurs, les appartements parisiens sont trop petits pour les animaux, à mon avis. Mais oui je pense que je peux mettre beaucoup d'argent, pour les soins mais aussi la prévention (bonne nourriture, activité physique, affection, jeux, liens sociaux).
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Shane_Fenton » 28 Mai 2020, 16:59

Puisqu'on parle de prix, j'ai cru comprendre qu'une greffe de rein pour un chat coûtait 6000€, sachant que c'est une opération toute récente (la première date de l'an dernier) et j'imagine, très peu pratiquée. Mais je suis prêt à parier que si on avait eu l'occasion de l'effectuer, on n'aurait pas hésité, malgré toutes les dettes qu'on a accumulées. En tout cas, on n'a jamais eu de problème à débourser ce qu'il fallait pour le véto.

Quant à l'attachement à tel animal plutôt que tel autre, j'ai toujours connu des gens qui préféraient les chats aux chiens (ma chérie, par exemple) et inversement. Nous, on ne peut adopter que des chats. Un chien a besoin de se défouler, d'être promené, ce qui est peu compatible avec nos emplois du temps. En revanche, notre chatoune a toujours vécu en appartement, et a toujours été très autonome.

Après, je le répète, je n'aurais jamais cru que la perte d'un chat pouvait causer une telle douleur avant de l'avoir vécue (et encore, ce n'était pas moi son maître). C'est presque comme un enfant, effectivement. Et oui, c'est un peu paradoxal qu'on attache autant d'importance à des animaux de compagnie "classiques" (chat, chien, voire cheval) plutôt qu'à des animaux qu'on destine normalement à travailler (boeufs, chevaux de trait) ou à être mangés (vaches, cochons, poules, moutons). Personnellement, je conçois mal qu'une poule nous apporte de l'amour autant qu'un chat, mais pourquoi pas. Ce que je sais, en revanche, c'est que notre chatoune a toujours su réconforter ma chérie et embellir ses journées. Et on avait de l'amour à lui donner et à échanger.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Zure » 28 Mai 2020, 19:10

Je suis pas chien, c'est pas que je ne les aime pas (il y a même des types de chiens que je trouve super beaux comme les Husky, malamut, Saint Bernard, Terre Neuve, Labrador...) mais j'ai pas d'affect avec un chien, je vais le caresser, m'amuser un peu avec mais je les trouve beaucoup trop dépendants. Ils ne correspondent pas à ma vision de l'amour.

Le chat c'est autre chose, d'une part c'est des animaux qui sont des "portails" dans le sens où ils ont une vrai perception de l'invisible et ensuite ils sont conscients de l'absurdité de l'existence, ce qui en fait à mon sens les animaux les plus intelligents, y compris parmi les félins. C'est aussi le seul animal qui chercher à s'isoler quand il a en marre de voir ta gueule genre aller s'enfermer dans un placard, sous le lit, sous les draps... Mais le relationnel avec un chat est très complexe, parce qu'ils ont un sens aigu de leur existence et qu'ils ne se considèrent pas comme des laquais. Le chat est capable d'avoir des moments d'affection incroyables, très profonds, quand l'instant lui convient et peut envoyer un coup de griffe si l'instant ne lui convient pas. Après, j'ai tellement l'habitude des chats que je spotte immédiatement ces moments là, mais pour ceux qui débutent dans ce type de relation, ça peut faire bizarre de se prendre un coup de griffe violent quand 20 minutes avant le chat ronronnait sous nos caresses.

Pour ce qui est du budget, je n'ai jamais compté, le traitement le plus difficile ça a été le cancer d'Haribo qui a dû me coûter grosso modo dans les 2000€ mais cela regroupait plusieurs interventions étalées sur 2 années, mes chats précédents sont morts naturellement donc les coûts concernaient juste les visites de contrôles chez les véto (1 fois par an jusqu'à 10 ans, 2 fois par an après) et la nourriture spécifique. Ma chatte actuelle doit me coûter dans les 100€ par mois je dirais : les gros sacs de croquettes Royal Canin du véto coûtent 80 balles mais durent 2 mois ou un tout petit peu plus, son gruyère chez le fromager doit me coûter une dizaine d'euros par semaine et ses Catisfaction au fromage pour ses weekend ça me revient à 6 ou 7 balles les 2 petits sachets et pour l'instant c'est encore un bébé donc sa visite chez le véto est annuelle pour faire renouveler ses vaccins et faire son check up. Mais après, et elle encore plus spécifiquement, mes chats, c'est mes chats, donc je ne compterais jamais. J'ai conservé toutes leurs cendres par exemple, pour moi, c'est devenu des totem.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar tapif » 28 Mai 2020, 21:46

10 balles de gruyère par semaine, ça fait quand même 500g de frometon, soit tu as un gruyère de luxe, soit ton chat mange vraiment beaucoup de fromage :lol:

Les ennuis ont l'air d'arriver en escadrilles, on s'est fait cambrioler notre cave hier : 3 vélos volés, quelques bouteilles de pinard, les boites à outil, la bouffe pour chat... Je vais porter plainte, checker l'assurance et surveiller les sites du style le bon coin, mais je n'y crois pas un seul instant :(
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Shane_Fenton » 28 Mai 2020, 21:57

Bon sang, quelle poisse... Vraiment désolé pour toi. J'espère au moins que l'assurance se conduira mieux que la nôtre avec notre accident.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar cKei » 21 Juin 2020, 21:17

Tiens vu que ça parlait gros lourds dans le topic sexisme, j'ai bien envie d'exposer un truc qui me touche dans ma vie professionnelle (enfin, pas moi directement mais ça m'impacte par ricochet).

Depuis plusieurs années je travaille sur certains projets de recherche, qui mettent en jeu des missions sur le terrain. Ces missions consistent notamment à maintenir et utiliser les infrastructures type prélèvements et sondes, ce à quoi toutes les personnes impliquées, chercheurs, personnel technique (dont moi, ponctuellement) mettent la main à la patte. Il y avait notamment une de mes collègues et un autre collègue homme, qui devaient régulièrement travailler ensemble sur tout un tas de truc. Ils s'entendaient bien, se voyaient en dehors du boulot de temps à autres en amis, on faisait régulièrement des fêtes ensemble. Bref bonne ambiance.

En février alors qu'on prend notre café du matin (avec le mec) le directeur débarque et le convoque dans son bureau. Quand il revient il est blême, et il m'apprend qu'il va être muté ailleurs, "parce qu'il y a eu des problèmes avec [l'autre collègue]". je paraphrase bien sûr et honnêtement j'ai pas compris grand chose. Par contre j'ai discuté avec mes autres collègues - je précise que je ne travaille au plus proche qu'avec des femmes, quasiment - et ce qui ressort c'est que le mec en question a harcelé l'autre pendant des mois, d'abord en l'invitant à des randos de façon bon enfant, puis peu à peu en se pointant sans crier gare dans ses activés persos. J'imagine qu'elle a dû s'éloigner petit à petit vu son insistance (d'autant qu'elle est maquée) et que lui insistait de plus belle. Jusqu'à ce qu'il pète un cable en pleine montagne - sans la blesser elle mais ça lui a logiquement foutu la trouille.

Du coup elle a fini par prévenir les RH, qui ont mis le temps (genre 2 mois) mais qui ont finalement décidé de changer l'autre de labo. Bon nous ça a beaucoup chamboulé le service mais on s'y fera, elle par contre je pense qu'elle a eu des mois très difficile, entre la peur, la honte d'en parler, le fait qu'elle ne voulait pas le blesser lui non plus.

le truc c'est que je trouvais ce mec assez inoffensif moi. Un peu bizarre par moments (c'est un métaleux), esseulé (j'ai été seul très longtemps donc je relate mais lui ne le vivait apparemment pas bien). Et avec une psychologie assez étrange, j'en ai parlé avec des collègues et nous étions tous d'accord qu'il aurait dû suivre une psychothérapie depuis longtemps. Seulement force est de constater que quand un truc déraille dans la tête d'une personne ça peut vite partir en vrille.

Avant qu'il ne parte, comme il était très affecté par ce changement radical j'ai essayé de lui expliquer que même si ce serait dur il fallait qu'il prenne ses marques dans ce nouveau boulot, et que c'était mieux pour lui et pour elle. En plus bon, il est chanceux de pas avoir été vraiment viré. Or un autre collègue l'a croisé post-confinement, et manifestement il en veut beaucoup à sa victime : je crois qu'il n'a pas du tout compris ce qui s'est passé parce que dans sa tête il ne pensait pas à mal et qu'il manque en fait d'empathie, de capacité à comprendre que ses agissements même bien intentionnés peuvent rejaillir sur les autres. Pour lui c'est elle qui a mal réagi en prévenant la hiérarchie. Honnêtement j'ai peur qu'il rumine au lieu d'essayer d'avancer et que ça ne soit bon pour personne. Ça ferait chier de devoir appeler les flics pour un ancien "ami", et encore plus que sa victime ne doivent encore subir cette peur.

Tout ça pour dire que dans ce genre de situation si les choses ne sortent pas ça n'évolue pas dans le bon sens.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Zure » 22 Juin 2020, 01:02

Elle en a parlé à son mec ? Si elle a une bonne relation avec son mec et si elle ne l'a pas fait et l'autre ayant l'air d'être un teubé, tu devrais lui dire de mettre son mec au parfum histoire qu'il puisse être aware. Perso, j'ai toujours dis à ma meuf d'être super transparente si un mec la fait chier parce que si ça lui arrive et que je ne suis pas au courant de la situation, et que le mec pète un câble, je ne peux rien faire. Si je le sais, je peux aller la chercher au boulot, ne pas la laisser seule si elle va se balader, faire gaffe. Parce que les flics c'est bien gentil mais eux ils se pointent toujours après les faits, donc ça sert pas à grand-chose. Et si elle ne veut pas le dire à son mec pour X raisons, qu'elle se démerde pour n'être jamais seule dans ses activités et se faire raccompagner chez elle, etc. Faut faire gaffe, les loner qui ruminent toute la journée ça donne rien de bon.

Enfin, c'est ouf ce genre d'histoire et c'est bizarre de ne pas accepter le rejet ? Je veux dire, il suffit de raisonner logiquement, surtout si le type est chercheur, il n'est pas étranger à la logique, non ? Le fait que ça ne marche pas avec Sandrine, ça ne signifie pas que ça ne marchera pas avec Sophie ou Laurence. C'est comme les mecs qui se lamentent pendant 150 ans quand ils vivent une rupture comme si désormais leur seule alternative c'était d'aller dans un monastère. Hors, en vrai, à chaque fois que tu vis une rupture, tu passes une phase JV, jogging, pizza qui va durer entre 15 jours et 3 mois selon l'importance de la relation dans ta vie et après tu vas toujours rencontrer quelqu'un d'autre, retomber amoureux, etc. C'est obligé. Le plus dur, c'est la première rupture, parce que tu crois que c'est la fin du monde et que tu es condamné à la prêtrise, après les autres, tu sais à l'avance comment ça se déroule, c'est pas agréable (enfin en fait l'auto-apitoiement et le fait de faire la larve, ça a quelque chose de chouette ça te permet de te recentrer, de prendre du temps pour toi, de te chouchouter et de prendre de bonnes décisions) mais c'est un mauvais moment et après tu repars à fond, mieux qu'avant.

Et il faut lui dire à ton pote que la règle numéro 1 c'est de considérer que tu vas te ramasser dans les grandes largeurs, mais vraiment, c'est la base et en fait c'est la seule règle. Il faut y aller battu parce que comme ça quand tu ramasses, d'abord tu n'es pas surpris et tu restes élégant, ce qui fait qu'à défaut d'amour tu as la sympathie de la personne ce qui est tout aussi important, ensuite parce que quand tu y vas battu tu es détendu parce que tu n'as rien à perdre, donc tu n'es pas là à faire le lourd ou à suer comme un boeuf ou à laisser des blancs dans la conversation et tu es vulnérable et donc plus ouvert et plus susceptible de communiquer avec sincérité et donc paradoxalement tu as plus de chances que ça marche.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar cKei » 22 Juin 2020, 09:42

Je ne doute pas que son copain est au courant, après cette affaire c'est pas une question de "je défends ma propriété", je disais plus ça pour ce que ça m'évoquait de certaines réactions d'hommes (sachant qu'une femme peut aussi faire une fixette flippante, mais en général le regard qu'on porte dessus est différent) :

- Pour moi c'est un problème psychologique. Je rapprocherais ça du phénomène "Incels" (je déteste ce nom), puisque tu as quelqu'un qui finalement va reporter sa frustration sur l'autre après un rejet, au lieu de se demander ce qui cloche chez lui et de faire le nécessaire.

- Tout le monde n'a pas la même façon de réagir, je sais que les relations sont un processus facile pour toi - et que tu recherches - mais c'est pas le cas pour tout le monde ;) Par exemple dans mon cas je ne cherche pas à être amoureux ni dans une relation, je dirais même que je rejette tout processus de séduction à partir du moment où je n'ai pas une possibilité de connexion mentale avec l'autre (= je n'irai jamais draguer quelqu'un pour un coup d'un soir par exemple). Alors dans mon cas je suis quelqu'un qui a tendance à beaucoup intellectualiser, me poser des questions sur moi-même en ne mettant pas mes propres besoins au premier plan - c'est comme ça que je fonctionne - mais qu'en serait-il si c'était pas le cas ?

- Du coup si je transpose ça sur le collègue en question (en l’occurrence c'était pas un ami, juste un collègue avec qui je m'entendais bien), je dirais que c'est quelqu'un qui s'était bon gré mal gré toujours coupé des relations longues, et qui a transposé ses besoins affectifs sur la première femme avec qui il était en contact rapproché. Et qui n'est donc pas psychologiquement armé pour comprendre le rejet ou que les besoins de l'autre ne recoupent pas forcément les siens.


- Ce que ça me dit aussi c'est que malgré le fait que je travaillais au plus proche d'eux, je n'ai strictement rien vu puisque ce problème ne s'exerçait pas en ma présence. Et attention, je ne suis pas en train de me flageller de n'avoir rien vu mais je pense justement que ça dit quelque chose sur ces situations. On a tous l'image des interviews de "voisins" après une tuerie qui viennent dire "ben non il était calme et gentil", y'a un décalage flagrant et on se dit toujours qu'ils ont fait l'autruche. La vérité c'est que ce schéma type encourage le fait de ne rien voir, parce que la victime a le réflexe de le cacher, parce que les mecs ne vont pas s'en vanter en public non plus. Tout ça pour revenir sur la situation "JV & Sexisme" : dire les choses, même au delà du cadre légal, c'est actuellement sain et la seule possibilité directe d'agir.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Zure » 22 Juin 2020, 12:27

cKei a écrit:Je ne doute pas que son copain est au courant, après cette affaire c'est pas une question de "je défends ma propriété", je disais plus ça pour ce que ça m'évoquait de certaines réactions d'hommes (sachant qu'une femme peut aussi faire une fixette flippante, mais en général le regard qu'on porte dessus est différent) :

- Pour moi c'est un problème psychologique. Je rapprocherais ça du phénomène "Incels" (je déteste ce nom), puisque tu as quelqu'un qui finalement va reporter sa frustration sur l'autre après un rejet, au lieu de se demander ce qui cloche chez lui et de faire le nécessaire.

- Tout le monde n'a pas la même façon de réagir, je sais que les relations sont un processus facile pour toi - et que tu recherches - mais c'est pas le cas pour tout le monde ;) Par exemple dans mon cas je ne cherche pas à être amoureux ni dans une relation, je dirais même que je rejette tout processus de séduction à partir du moment où je n'ai pas une possibilité de connexion mentale avec l'autre (= je n'irai jamais draguer quelqu'un pour un coup d'un soir par exemple). Alors dans mon cas je suis quelqu'un qui a tendance à beaucoup intellectualiser, me poser des questions sur moi-même en ne mettant pas mes propres besoins au premier plan - c'est comme ça que je fonctionne - mais qu'en serait-il si c'était pas le cas ?

- Du coup si je transpose ça sur le collègue en question (en l’occurrence c'était pas un ami, juste un collègue avec qui je m'entendais bien), je dirais que c'est quelqu'un qui s'était bon gré mal gré toujours coupé des relations longues, et qui a transposé ses besoins affectifs sur la première femme avec qui il était en contact rapproché. Et qui n'est donc pas psychologiquement armé pour comprendre le rejet ou que les besoins de l'autre ne recoupent pas forcément les siens.


- Ce que ça me dit aussi c'est que malgré le fait que je travaillais au plus proche d'eux, je n'ai strictement rien vu puisque ce problème ne s'exerçait pas en ma présence. Et attention, je ne suis pas en train de me flageller de n'avoir rien vu mais je pense justement que ça dit quelque chose sur ces situations. On a tous l'image des interviews de "voisins" après une tuerie qui viennent dire "ben non il était calme et gentil", y'a un décalage flagrant et on se dit toujours qu'ils ont fait l'autruche. La vérité c'est que ce schéma type encourage le fait de ne rien voir, parce que la victime a le réflexe de le cacher, parce que les mecs ne vont pas s'en vanter en public non plus. Tout ça pour revenir sur la situation "JV & Sexisme" : dire les choses, même au delà du cadre légal, c'est actuellement sain et la seule possibilité directe d'agir.


Il ne s'agit pas de "défendre sa propriété", il s'agit d'être présent pour épauler la personne avec qui tu as une relation intime si elle te le demande.

Justement quelle frustration ? Je sais bien que c'est des trucs qui remontent à l'enfance, quand j'étais gamin, genre 10 ou 11 ans, la plupart des mecs de ma classe (qui avait l'air au demeurant normaux vu de l'extérieur) avaient peur de parler ou d'être en compagnie des meufs. Mais vraiment hein. On aurait dit que tu leur demandais de caresser un tigre. Je n'ai jamais capté mais c'était un fait. Moi non. Et pas parce que j'étais courageux ou whatever mais juste parce que les filles étaient super jolies et je ne voyais pas très bien ce qu'il pouvait m'arriver de terrifiant à discuter avec une jolie personne ? Et comme il ne m'est justement jamais rien arrivé de terrifiant, j'ai décidé de continuer. Donc forcément quand eux ils jouaient au foot ou whatever conneries ils pratiquaient, nous on expérimentait les nuances de s'embrasser sur la bouche avec ou sans la langue et donc quand ils ont eu 15 ans, cette peur s'est transformé en jalousie, voire en animosité affichée et pourquoi ? Contre elles parce qu'elles ne les remarquaient pas mais comment auraient-elles pu vu que eux faisaient tout pour ne pas se faire remarquer et contre moi Parce que j'avais des copines et pourquoi ? Bon j'étais super mignon jeune donc je dis pas ça aide mais en vrai c'était juste parce que j'étais normal avec elles, on parlait musique, cinéma, fringues, on jouait au tennis, etc. C'est juste ça hein, j'étais à l'aise avec elles, elles étaient à l'aise avec moi et c'est tout, pas plus, il n'y a aucun grand secret, aucune technique ancestrale, rien du tout. Donc si plus tard, certains de ces mecs deviennent des incels parce qu'ils ont été incapables de surmonter la simple excitation mêlée de peur et de joie qui précède une rencontre, c'est vraiment sur eux quoi, c'est comme si tu me disais "j'ai peur de l'avion" et que tu n'as jamais été capable de surmonter cette peur basique à l'âge adulte, je te dirais que t'es grave mais ce n'est pas la faute d'Airbus ou de Boeing.

Sinon, tu ne peux pas avoir de connexion mentale avec l'autre si tu ne vas pas vers l'autre à la base hein. La connexion, il faut créer le contexte pour qu'elle se produise.

La séduction qui est un terme que je n'aime pas parce que c'est associé à la drague et donc quelque chose qui manque d'élégance, et le coup d'un soir c'est du même acabit (baiser sans le feeling ça n'a pas d'intérêt, autant s'astiquer le salami tranquillou) donc j'utilise le flirt, c'est un truc qui se met en place après que tu vois une personne qui te plaît, qui provoque un truc émotionnel chez toi et t'as juste envie de la connaître, de lui parler et donc tu décides d'initier le contact et la connexion vient (ou ne vient pas) à la suite de ce moment là.
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Re: J'ai passé une journée de merde

Messagepar Shane_Fenton » 01 Juil 2020, 12:35

Hier était un grand jour. Aujourd'hui aussi, remarquez. C'était le jour où nos contrats de droit privé ont pris fin, pour aujourd'hui laisser la place, soit à des contrats de droit public, soit à rien du tout parce que les gens ont trouvé mieux ailleurs, ou ont préféré se barrer compte tenu de la situation. Et justement, hier, j'ai déjeuné avec un mélange de futurs-ex-collègues et de toujours-collègues. Le moral est en berne, c'est pas peu dire. On était à mi-chemin entre une réunion de gueules cassées et une thérapie de groupe. Pourtant on en a fait, des "déjeuners de fin d'année scolaire juste avant de partir en vacances". Et souvent, on était lessivés et inquiets pour l'avenir. Mais on n'avait jamais eu le moral plombé à ce point, pas collectivement en tout cas.

Avant, il y avait encore de l'espoir, on croyait encore que l'école s'en sortirait par le haut. Maintenant qu'on est absorbés par l'université, il n'y a plus aucune confiance entre les uns et les autres, on fait le décompte de qui part et qui reste et à chaque fois on découvre dans la première liste un nom de plus. Parfois, c'est une personne qui était là depuis 20 ou 30 ans. Parfois, c'est une personne qui avait prévu de rester à son poste, et qui a décidé au dernier moment qu'elle ne pouvait plus continuer comme ça. J'ai une de mes meilleures collègues qui a eu un poste de maître de conf, je suis partagé entre une profonde tristesse de ne plus travailler avec elle, et un soulagement de savoir qu'elle a enfin trouvé un poste à la hauteur de son talent. Franchement, c'était mieux qu'elle se barre. Moi, ce qui m'a fait rester, c'est : 1/ aucune alternative, 2/ c'est quand même un CDI qui t'est offert sur un plateau, et compte tenu du contexte on ne va pas cracher dessus, et 3/ je fais un métier que j'aime, et dès que je fais cours à mes élèves, je mène ma barque et j'oublie tout le reste. On est à peu près tous dans ce cas.

Mais le fait de dépendre de l'université nous met face à une énorme machine bureaucratique froide, inhumaine, où il n'y a plus aucune marge de manoeuvre, plus aucune souplesse. Avant, c'était plutôt une petite entreprise familiale, où il y avait parfois (souvent ?) des dérives, des bakchichs... Mais il y avait aussi ce côté familial, local, de proximité. Là, tous les délais d'attente (pour un papier, une autorisation, un remboursement, etc...) sont multipliés par 3 ou par 10, les supérieurs qu'on nous a refourgués ne connaissent rien à l'histoire de l'école et nous traitent clairement comme des parasites. Et parfois, surtout dans le cas d'étudiants étrangers qui ont renoncé à étudier dans leur pays d'origine, les conséquences peuvent être dramatiques. Sans oublier que mêmes les responsables n'ont presque plus aucune info, puisque personne ne sait à qui s'adresser pour en avoir une.
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