La clinique du crépusculeux

Ca rend idiot mais c'est pas grave on l'est déjà.

Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Zure » 10 Mai 2011, 16:33

Ah bin les jeux qui transportent vraiment je crois que ça a toujours été rare hein. Moi je fais le distinguo entre les jeux sur lesquels je passe un bon moment et sur les jeux qui sont marquants pour moi. Si je dois dresser la liste des jeux vraiment marquants à mes yeux depuis l'arrivée de la next gen, je dois arriver à 10-12 titres max quoi.
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar K2R2 » 10 Mai 2011, 16:54

Camembert a écrit:Ce que je veux dire, c'est qu'ici on a tous une passion dévorante pour le jeu vidéo.
Entre 30 et 50 ans, je pense qu'il est parfaitement logique d'avoir des désillusions par rapport à sa propre vie (du style "c'est pas comme ça que j'imaginais ma vie") ou des coups durs qui nous poussent à nous remettre en cause. C'est humain, c'est normal, parce qu'au fond, on a tous envie de changer, d'évoluer, d'avancer.
Et il me semble parfaitement logique que ces aspirations entrent en conflit avec cette passion dévorante (qui peut parfois être la source de ces problèmes).

Y a rien de grave, ça ne sert à rien d'insister. Le but est de jouer à ce que l'on a envie au moment on en a envie. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'aime picorer mes jeux à droite et à gauche. Je retire ce que j'en ai envie sans insister.

Et tous les crépusculeux que je connais correspondent à ce schéma.
Evidemment, en marge de tout ça, il y a Zure qui est une exception à pratiquement tout ce qui peut définir la psychologie humaine :mrgreen:


Ben je partage entièrement ces propos. Passées mes trente piges j'ai été atteint par le syndrome, je me posais tout un tas de questions par rapport à ma vie personnelle mais aussi par rapport à mon entourage (faut dire qu'avec une femme et deux enfants c'est moins facile de trouver le temps de jouer), mais il y a également une donnée que j'essayais de masquer, à savoir le regard de la société sur le jeu vidéo. Malgré les avancées en ce domaine, jouer après avoir dépassé le cap des 30 piges n'est pas forcément socialement très bien vu et on a vite fait d'être considéré comme un éternel adolescent. Du coup, j'ai essayé de prendre mes distances avec le jeu et j'ai tenu pendant quelques années (consoles au placard, plus d'achat de magazines divers et variés, plus de Lan parties avec les potes, plus de carte de fidélité dans les boutiques de JV....) tout en maintenant une petite activité sur PC (stratégie et simulateurs de vol pour l'essentiel ; des trucs sérieux quoi). Et puis c'est revenu progressivement, notamment par l'intermédiaire du retrogaming. J'ai ressorti quelques vieilles consoles et atteint de nostalgie j'ai relancé de vieux jeux, puis j'ai voulu en acquérir quelques-uns que j'avais revendus... et de fil en aiguille j'ai replongé.

Cela dit, je joue différemment, je me prends moins la tête, je vais dans des directions qui autrefois ne m'attiraient pas (ex : je viens d'acheter une 3DS alors que depuis la SuperNES je n'avais plus touché une seule console de chez Big N), je consomme moins de FPS et je retourne plus facilement vers les gameplay et les graphismes 2D. Je picore davantage et ne pas terminer un jeu ou même n'y jouer que quelques heures ne me dérange plus (alors qu'autrefois je retournais mes jeux dans tous les sens). Je n'ai plus honte d'utiliser une soluce sur un niveau qui me gonfle. Il me faut toujours un peu de challenge, mais dès que la difficulté et démesurée ça me gave rapidement.

Bref, je joue de manière pépère et je ne me considère surtout pas comme un "hardcore gamer", j'aime le JV en tant que média, j'aime observer son évolution et y participer d'une certaine manière. Brancher la manette ne me suffit plus, je crois que c'est aussi pour ça que j'aime bien trainer dans le coin. Je continue à beaucoup lire, à jouer de la musique, à m'occuper de mes filles, à aller au cinoche... je n'y vois aucune incompatibilité et surtout je n'envisage plus de m'en passer. Et puis si j'abandonne définitivement la manette, c'est que j'aurais trouvé une occupation encore plus fascinante.
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Zure » 10 Mai 2011, 17:13

Camembert a écrit:Ce que je veux dire, c'est qu'ici on a tous une passion dévorante pour le jeu vidéo.
Entre 30 et 50 ans, je pense qu'il est parfaitement logique d'avoir des désillusions par rapport à sa propre vie (du style "c'est pas comme ça que j'imaginais ma vie") ou des coups durs qui nous poussent à nous remettre en cause. C'est humain, c'est normal, parce qu'au fond, on a tous envie de changer, d'évoluer, d'avancer.
Et il me semble parfaitement logique que ces aspirations entrent en conflit avec cette passion dévorante (qui peut parfois être la source de ces problèmes).

Y a rien de grave, ça ne sert à rien d'insister. Le but est de jouer à ce que l'on a envie au moment on en a envie. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'aime picorer mes jeux à droite et à gauche. Je retire ce que j'en ai envie sans insister.

Et tous les crépusculeux que je connais correspondent à ce schéma.
Evidemment, en marge de tout ça, il y a Zure qui est une exception à pratiquement tout ce qui peut définir la psychologie humaine :mrgreen:


Bah moi j'ai investi tellement de temps, d'énergie et d'argent dans le JV qu'y renoncer ça signifierait quoi ? Que je renonce à une activité qui m'a occupé de manière passionnelle depuis le milieu des années 80. Après ça m'empêche pas de lire, de mater des films, etc. Je joue beaucoup et quotidiennement, mais je passe pas 5h devant ma console tous les soirs non plus. Je joue 1h30 par jour en semaine, 4h par jour le weekend et autant durant les vacances que je passe chez moi. Je prends toujours le temps d'écouter 1 disque et de lire avant de m'endormir et de mater au moins 3 à 4 films par semaine.
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Camembert » 10 Mai 2011, 17:20

Non mais Zure, je parle de gens qui ont atteint l'âge adulte. T'es pas encore concerné :lol:
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Zure » 10 Mai 2011, 17:32

:lol:
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar petitevieille » 14 Mai 2011, 09:38

C'est fou, push-start a vraiment inventé une expression. C'est beau.
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Alexis » 15 Mai 2011, 10:48

Je crépuscule pas mal en ce moment.
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Gaming Blues, ou quand on se lasse du jeu vidéo

Messagepar Shane_Fenton » 07 Juin 2018, 09:43

De temps à autre, j'ai remarqué dans les posts de mes camarades merlans (surtout sur le thread "A quoi jouez-vous") une certaine lassitude, une fatigue par rapport au jeu vidéo. Soit parce qu'on ne sait plus à quel jeu jouer (trop de titres acquis pendant les soldes, pour qu'au final rien ne nous tente), soit parce qu'on n'a plus le temps pendant une certaine période, et ensuite loin des yeux loin du coeur, soit parce qu'on ressent une espèce de pesanteur qui fait que le plaisir n'est plus au rendez-vous. On peut aussi transposer le principe à l'écriture vidéoludique : une espèce de pesanteur qui démotive et assèche l'inspiration.

J'ai cherché pour savoir s'il existait un terme décrivant ce genre de lassitude du jeu. J'ai pensé à Gaming Blues (en référence à Baby Blues), et effectivement, ce terme semble être utilisé sur les forums. Donc il me semblait pertinent de démarrer un topic là-dessus.

En ce qui me concerne, je ne suis pas encore dans le cas où le jeu vidéo me fatigue ou m'ennuie au point d'avoir envie de complètement décrocher. Je suis toujours l'actualité vidéoludique avec intérêt (surtout via Canard PC), et le plaisir de jouer à certaines valeurs sûres (Heroes of Might and Magic 2, Diablo 2) est intact. Mais quand je m'engage dans des titres plus longs que 40-60 heures, il m'arrive de plus en plus souvent de me forcer à y jouer pour en voir la fin et m'en débarrasser. C'est un peu comme les restes d'un repas de réveillon : on n'a pas vraiment envie d'y toucher, mais faut finir pour pô gâcher. Donc on s'éclate le bide sans prendre aucun plaisir, au risque de l'indigestion, en se disant qu'ensuite on passera à autre chose. Et pour en revenir au JV, quand je suis enfin arrivé au bout de certains titres, je me sens à la fois plein et vide. La tête pleine comme l'estomac après avoir trop mangé, mais vidé de toute énergie et de toute envie de démarrer un autre titre.

Quant à l'écriture d'articles, je pensais que je m'y mettrais à fond une fois que j'aurais moins de cours. Mais il n'en est rien : ça fait 6 mois que je n'ai apporté aucune contribution à Gaming Since (un record). Et malheureusement, l'inspiration vient quand je n'ai aucun moyen d'écrire. Dès que je suis devant un clavier, j'ai toutes les peines du monde à chier une ligne.

Qu'en est-il de vous ?
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Re: Gaming Blues, ou quand on se lasse du jeu vidéo

Messagepar MrDekoninck » 07 Juin 2018, 12:34

Tu as déjà vu un film qui t'a fait te dire que tu avais perdu ton après midi, ou du moins que tu aurais pu faire autre chose ?
Ou un autre suffisamment fort pour avoir la sensation qu'il a enrichi ta vie ?

Je vis le JV de la même manière en ce moment. Sauf qu'un jeu, tu y engouffres au minimum 10h, donc le rapport au temps n'est pas le même.
Mon rapport au jeu vidéo a évolué, je n'ai plus juste envie d'être distrait, j'ai envie de vivre des choses fortes, uniques.

Sauf que les jeux qui t'apportent des choses uniques, c'est loin d'être la majorité. Alors parfois je m'enchaine une demi-douzaine de trucs pas géniaux, et quarante heures plus tard, je me demande encore pourquoi je perds mon temps avec les jeux-vidéos. Puis, comme le week end dernier, j'installe pillar of Eternity, ou Laser league, et je me rappelle pourquoi j'aime ça.

Je pense que le gaming blues en revient à ça : un rapport au temps, et au plaisir qui évolue.
J'ai moins de temps.
Je suis plus exigeant : Ca me fait penser au débat sur Where the water tastes like wine / Far Cry 5 : en tant que joueur adulte et un peu intello, qui commence à avoir une sacrée culture jeux vidéos, je deviens de plus en plus exigeant. Là où pas mal de monde a l'air d'apprécier Far Cry 5.

J'ai l'impression que du côté de la production, c'est encore un peu à la ramasse par rapport à mes envies. Je ne supporte plus une bonne partie de l'écriture JV, qui reste très médiocre à quelques exceptions près. Et j'ai l'impression que le médium continue à se chercher. Il n'a pas encore la diversité et la stabilité du cinéma, dans lesquels il y en a pour tous les goûts... Même si les évolutions récentes montrent que c'est en bonne voie.

Pour l'écriture, c'est une autre question. C'est mon boulot d'écrire sur des projets longs (3-6 mois), et j'ai appris à respecter mon rythme, à me laisser du temps pour souffler, sinon l'envie s'en va. Dans ce cadre, l'écriture d'un article pour Merlanfrit, c'est un travail court, gratifiant et assez nouveau pour moi (pour le coups je pense que j'ai moins d'exigence que d'autres). Puis j'ai pas de gosses, donc ma vie est bien plus simple...
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Re: Gaming Blues, ou quand on se lasse du jeu vidéo

Messagepar Zure » 07 Juin 2018, 14:38

J'appelle ça le "crépuscule du gamer" enfin ça ne vient pas de moi, je crois que c'est une formule qui provient de chez Push Start à l'époque.

Sans entrer dans les détails, je précise simplement, parce que c’est important, que j’ai travaillé durant 17 ans (1999 - 2016) dans le service marketing d’une grande enseigne spécialisée. Pour un joueur, on peut supposer que c’est un job de rêve mais, ce que l’on imagine moins, c’est que la pureté naïve de ma passion originelle a été mise à rude épreuve par ce métier. J’étais totalement soumis à la tentation de la nouveauté et, pour ne rien arranger, j’avais accès à strictement tous les jeux ou presque. Rapidement, sans même m’en rendre compte, je suis devenu compulsif. J’étais de moins en moins un joueur et de plus en plus un consommateur fébrile.

Je jouais un peu à ceci et un peu à cela en me disant : "tiens, ça c’est pas mal" et puis je laissais tomber pour passer à un autre jeu en me répétant inlassablement la même rengaine : "tiens, ça c’est pas mal". Comme si je voulais me convaincre qu’effectivement c’était pas mal. Au fond de moi pourtant, je crois que j’ai toujours su qu'une partie des jeux auxquels je jouais ne me plaisait pas vraiment, que je les consommais simplement parce que c’était la nouveauté du moment. Au final, après 17 années, j’ai accumulé une tonne de ces jeux entamés en me disant que j’y jouerais pendant les vacances, quand j’aurais le temps. La vérité, c’est que je n’y ai jamais joué, parce qu’ils ne représentaient rien pour moi.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours beaucoup joué et c’est toujours le cas. Durant les 90’s, j’étais étudiant, mon temps de jeu était similaire, sauf qu’au lieu d’aller bosser dans une entreprise, j’allais dans une école de publicité. Je passais donc autant de temps devant ma console, si ce n’est plus, mais j’avais beaucoup moins de jeux. Je sélectionnais soigneusement mes achats grâce à Tilt, Player One ou Joypad que je lisais (et relisais) de manière obsessionnelle. J’étais un joueur import (SNES US, Sega Genesis…) et compte tenu des prix pratiqués par les boutiques de l’époque, faire un mauvais choix n’était pas une option. Même si, évidemment, ça m'est arrivé comme tout le monde.

En regardant mon étagère quand j'ai quitté mon boulot, j'avais une bibliothèque contenant plus ou moins 1000 ou 1200 jeux sur toutes les consoles ayant existé entre 1999 et 2016. En 2001, ma collection de jeux Dreamcast, une console que j'avais acheté en import américain, s'élevait à 23 titres. Rétrospectivement, je constate que je connais chacun d'eux par cœur, encore aujourd’hui. Alors que je n’ai aucun souvenir de la plus grosse partie des trucs que j’ai pourtant terminés sur PS3 par exemple.

Pourquoi ?

Sans doute parce que je ne me suis pas contenté de finir Shenmue une fois puis de le poser pour passer au jeu suivant. Je l’ai terminé une dizaine de fois. Halo 1 sur Xbox, j'y ai joué pendant 4 ou 5 mois, non stop. Je pense qu'aujourd'hui encore je pourrais te maper tous les niveaux au pixel près. En plus d’excellents souvenirs, j’ai établi une vraie relation avec ces jeux, ce ne sont pas simplement des noms perdus parmi des centaines d’autres : ils ont une valeur, une âme, quelque chose qui les rend spéciaux et uniques à mes yeux. Ils sont liés à moi, à ma vie, un peu comme s’il s’agissait de vraies personnes qui ont réellement comptées.

Et je ne suis pas en train de dire que c’était mieux avant, ce n’est pas de la nostalgie, les Mass Effect, Deus Ex Human Revolution/Mankind Divided, les Tomb Raider reboot ou Assassin's Creed Origins sont des jeux contemporains et ils font partie de mes jeux préférés toutes périodes confondues. Donc ce n’était pas mieux, parce que ces jeux n'existaient pas. Simplement, avant, je ne consommais pas les jeux, j’y jouais vraiment, absolument. Lorsque je reposais un jeu sur mon étagère, c’est qu’il avait tourné inlassablement pendant 2 ou 3 mois, quotidiennement, dans ma console. J’en avais une connaissance intime, presque charnelle.

J’ai toujours considéré que les jeux vidéo étaient un voyage et que ce faisant, j’en découvrais plus sur moi-même. C’est une belle idée mais, en cours de route, je me suis perdu dans les méandres du marché, je n’ai pas su résister cet étalage de jeux que j'avais sous les yeux avec, à chaque fois, la promesse d’une aventure extraordinaire. A force, j’ai perdu le fil et le contrôle, et je me suis retrouvé à jouer à des trucs creux, ou pour être plus précis, à des jeux qui ne correspondaient pas à mes goûts personnels. Ma passion juvénile et incorruptible pour les jeux vidéo est devenue une routine. Je jouais à la dernière nouveauté, no matter what, avec l’argument massue de "c’est-mon-métier-faut-que-je-sois-au-courant". J’aurais dû m’arrêter cinq minutes, réfléchir, et me demander si c’est comme cela que j’envisageais ma passion ? Comme un ennui confortable ?

Aujourd'hui, je travaille dans une agence de publicité qui n'a aucun rapport avec le jeu vidéo, je travaille essentiellement sur des campagnes pour des produits de luxe et le fait de m'éloigner de l'industrie a fait progressivement revenir ma passion à ce qu'elle était avant que je ne bosse dans le jeu vidéo. Je suis de nouveau excité, je recommence à attendre des jeux (comme AC Odyssey ou Shadow Of The Tomb Raider par exemple). Je paye mes jeux donc j'en achète moins, je ne choisis que ce qui m'attire, je ne suis plus contraint de jouer à la dernière nouveauté, je ne suis plus obligé de jouer sur la console à la mode, je peux visiter mon backlog sans contraintes comme par exemple lorsque j'ai fait AC Unity en mars dernier juste parce que j'en avais envie. Je n'ai plus à être curieux, je peux juste jouer à ce qui me plaît quand ça me plaît.

En revanche, j'ai du mal à écrire sur le JV, j'aimerais bien, ça me manque, mais j'ai du mal à trouver le temps et, en rentrant du boulot, je n'ai pas forcément envie de me remettre sur mon ordi pour bosser.
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Re: Gaming Blues, ou quand on se lasse du jeu vidéo

Messagepar Poisan » 07 Juin 2018, 15:32

Bonjour ! Pouvez-vous me faire parvenir le bulletin d'adhérent ? :lol:
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Re: Gaming Blues, ou quand on se lasse du jeu vidéo

Messagepar K2R2 » 07 Juin 2018, 15:45

Entièrement d'accord avec les propos de Zure, l'abondance de jeux est nocive à long terme et parasite le plaisir de découvrir en profondeur un jeu. Je n'ai pas bossé dans le milieu, mais avec les soldes steam, gog et autres plateformes de JV dématérialisés, mon backlog avait pris des proportions bien trop importantes, j'achetais des quantités de jeux que j'aurais délaissés au prix fort, juste par effet d'aubaine... et je me suis rendu compte que je picorais sans cesse à droite et à gauche sans aller forcément bien loin. Alors parfois il y avait un jeu pour lequel ça faisait tilt et que j'essorerais à fond, mais c'est plutôt cyclique.

Du coup, récemment j'ai fini par faire un choix, j'ai abandonné le jeu sur console (exit consoles de salon et portables) pour me concentrer sur le jeu PC et sur les genres qui me plaisent vraiment (STR, RPG, simulations). Je ne fais quasiment plus de FPS ou de TPS, j'ai laissé tomber les jeux d'aventure... et depuis je joue un peu moins, mais mieux. De temps en temps, je fais une petite partie de Mario Kart avec mes filles, mais pour le reste, la Wii U et ses consoeurs sont rangées au placard.
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Re: Gaming Blues, ou quand on se lasse du jeu vidéo

Messagepar Martin » 07 Juin 2018, 16:11

Moi je suis pas spécialement lassé, mais je dois avouer que ces derniers temps j'ai plus envie de jeu de plateau ou de jeu de rôle que de jeu vidéo. Parce que sont mes premières amours, et parce dans le cas du plateau en tout cas, il y a une sorte de pureté ludique qui me paraît assez fascinante. Si je compare un jeu de conquête sur plateau à un 4x moyen, en général les mécanismes sont beaucoup plus élégants. Et je ne parle pas des wargames, qui sont parfois un peu lourds niveau règle, mais qui sont des outils de réflexion passionnants. Colonial Twilight, le jeu de GMT sur la Guerre d'Algérie, ça fait tout de même un peu plus réfléchir que pas mal de jeux vidéo...

Crépuscule, je me disais bien qu'on avait déjà un fil sur le sujet, il faudrait fusionner !
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Martin » 07 Juin 2018, 17:48

Pierre a écrit:Done.


On peut toujours compter sur Pierre pour mettre de l'ordre dans les fils. :D
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar laurentb » 07 Juin 2018, 22:16

Coup de mou aussi effectivement. Trop de jeux, trop de redondances, je n'arrive pas à accrocher à des trucs objectivement corrects (Mad Max, Shadowrun). Peut-être que Humble Monthly y est aussi pour quelque chose : il achève la métamorphose du jeu jetable. Il faudrait que je fasse les comptes de ceux avec lesquels j'ai passé un bon moment ; sur un an d'abonnement ça ne doit pas être brillant.

D'un autre côté ça ne fait pas si longtemps que j'ai ressenti des bonnes vibrations. Hollow Knight, Subnautica, Into the Breach, tout ça me fait déjà une année 2018 assez riche. On respire, on va voir ailleurs, l'envie reviendra.

Pour l'écriture, c'est autre chose. Un peu fatigué de chercher des angles : l'idée d'écrire dessus change la façon de jouer et d'appréhender, pas forcément en bien. Une contrainte pas bien lourde, à peine si je m'en rends compte, mais qui pèse une fois que je la vois. Et puis je crois que j'ai vraiment besoin de sentir le groupe et, bon, en ce moment y'a pas foule en salle de rédac. Et le nouveau boulot évidemment, ça n'aide pas. Donc je ne garantis pas de reprendre la plume de sitôt.
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar laurentb » 07 Juin 2018, 22:32

laurentb a écrit:Il faudrait que je fasse les comptes de ceux avec lesquels j'ai passé un bon moment ; sur un an d'abonnement ça ne doit pas être brillant.


Faisons-le tout de suite tiens. Je compte uniquement ceux que je n'avais pas avant (Witness, Pillars, c'était bien, mais j'y ai joué avant de les avoir en HM).
  • Poly Bridge, plaisir coupable.
  • Brigador, l'underdog.
  • Momodora, correct, même si assez bas dans la catégorie metroidvanouille.
  • Orwell, je n'y croyais pas, il m'a bien chopé.
  • Scanner Sombre, ça ne valait pas tripette mais je suis content de la promenade
  • Shadow Tactics, j'ai laissé tomber au 5 ou 6e tableau à cause du F5/F9, mais un bon souvenir quand même
  • Civ VI, pas fou fou, mais ça me fait faire ma partie de Civ cyclique.
  • allez Aviary Attorneys, pour la découverte.
Ok donc 9 jeux, surtout au début. Rien de vraiment superbe. Sur une centaine. Dont j'ai essayé une grosse vingtaine. C'est pas si mal en fait. Mais ça prend quand même du temps d'essayer des trucs qui se révèlent nuls au bout de plusieurs heures. Et puis dernièrement ça a bien baissé ...
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Le Yéti » 07 Juin 2018, 23:06

Moi, perso, I FUCKING LOVE VIDEO GAMES

YEAH

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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar Zure » 07 Juin 2018, 23:34

Bah moi aussi, surtout depuis que je ne travaille plus dedans. :lol:

Non mais c'était cool mais malgré tout, c'était relou d'être constamment soumis à la tentation de ceci ou cela. J'ai perdu pas mal de temps à jouer à des merdes, ou disons à des trucs qui ne me plaisaient pas, juste parce que j'avais le jeu sous la main. J'ai raté des jeux cools (comme Yakuza ou je me suis arrêté au 2 version PS2) au profit de merdasses. Le fait de ne jouer qu'à des trucs qui me bottent sans tenir compte de la date de sortie ou de la "notoriété" du jeu, c'est vraiment cool. Le fait de pouvoir me dire que je peux passer 240h sur un jeu comme avec Origins (bon en comptant les DLC) sans avoir le rush de passer à la nouveauté suivante, c'est la liberté.
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Re: La clinique du crépusculeux

Messagepar cKei » 08 Juin 2018, 11:22

Pas vraiment de lassitude du jeu pour ma part, juste un coup de mou cette année qui a accompagné les quelques mois de prise de tête personnelle : le fait que les rares gros jeux de 2018 so far n'aient pas été terribles (XenoB2) ou ne tiennent pas la longueur (Monster Hunter World) a fait que je remarque encore plus que les JRPGs sont toujours dans l'age sombre, malgré ce qu'en disent les nombreux papiers. (pour clarifier j'ai jamais adhéré au "déclin du JRPG" dans le sens où il y a toujours eu de belles surprises, mais ça n'empêche que voir des séries comme Tales of s'enfoncer dans les tréfonds de la médiocrité n'est pas bon pour le moral)

Du coup en ce moment je me languis des coups de coeur, ça fait vraiment longtemps que j'en attend un. Et ça me redonne, comme d'habitude, des périodes où je refais des parties rapides sur les Souls - sur un ou deux jours - parce que je sais qu'eux au moins ne me déçoivent pas.

Quant à l'écriture, j'ai énormément de mal à écrire des articles. Les critiques/tests en revanche ça va, j'enquille bien par périodes :mrgreen:
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