Poisson frais

Candy Crush Saga

Candy Candy Candy

I can’t let you go

À force de déverser ses bonbons dans le monde entier, par l’intermédiaire de son Candy Crush Saga, on pouvait s’attendre à ce que King.com cause quelques caries. Mais c’est une véritable rage de dents qu’il a provoquée sur la toile en déposant les marques « Candy » et « Saga » en Europe et aux États-Unis. Si l’affaire n’est pas encore close, le positionnement de King.com et la motivation de ses opposants laissent présager que cela ne pourra se faire dans la douceur...

Il était une fois un roi dont l’avarice
N’avait d’égale que l’ampleur de ses caprices.

Il convoque à sa cour les meilleurs confiseurs
Pour qu’ils lui confectionnent un met dont la saveur
Pourrait seule assouvir sa grande gourmandise :
Le meilleur des bonbons, l’ultime friandise.

Tous se mettent à l’œuvre, et chacun d’eux échoue
Celui-ci est trop dur, celui-là est trop mou.
Le monarque déçu veut lever la séance
Quand un jeune apprenti lui demande une audience.

« Excusez mon retard, mais j’ai en mon panier
Le bonbon qui saura, je crois, vous régaler. »
Le roi prend la dragée et la porte aux papilles
Son visage rosit, ses yeux s’écarquillent.

« C’est bien lui ! Quel parfum ! Quelle est votre recette ? »
« Je n’ai aucun mérite » déclare l’homme honnête
« Ce bonbon-là provient d’un très ancien empire
Il est fait de joyaux, de rubis, de saphirs. »

Un parent, un enfant, un conjoint, un petit frère, une grande sœur, un ami, une collègue... on a tous quelqu’un dans notre entourage accro à Candy Crush Saga, quand ce n’est pas nous même. Il faut dire que ce match-3 de King.com a connu un succès sans précédent devenant à la fois le jeu le plus joué sur Facebook, Android et iOs. En dépit de cette prouesse, les raisons de regarder King.com d’un mauvais œil, qu’il soit de mépris, de jalousie, ou tout simplement d’agacement, sont nombreuses :

Parce que certains joueurs sont nés dans les années 90-00, il est toujours bon de rappeler que Candy Crush Saga n’est pas une idée originale

- La totalité de ses jeux ne sont que des clones de jeux déjà existants. Bejeweled pour Candy Crush Saga, Farm Heroes Saga et Pet Rescue Saga, Bust-a-move pour Bubble Witch Saga ou encore Peggle pour Papa Pear Saga...

- Ces clones rapportent des millions Bien que King.com n’ait jamais révélé ses chiffres, ses revenus sont estimés à 1 à 3 millions de dollars par jour. Rappelons qu’il ne s’agit que d’achats in-app. [1]

- Il exploite la naïveté et l’inexpérience des « nouveaux » joueurs. Avec 80 % de joueurs féminins et 66 % de joueurs de plus de 30 ans, on peut décemment penser qu’une bonne frange des joueurs Candy Crush Saga n’est pas le public traditionnel du jeu vidéo, et a donc peu d’expérience dans le domaine. L’occasion d’imposer des mécanismes de jeu coercitifs qu’ils trouveraient autrement indécents. [2]

- Il a transformé nos amis Facebook en junkies prêts à toutes les humiliations pour une poignée de « vies » et s’en est servi d’hommes-sandwiches. Qui en effet n’a pas déjà reçu des dizaines d’invitations Candy Crush Saga de cet ancien camarade de collège dont il n’avait plus de nouvelles depuis 10 ans ? Ce n’est que grâce à cette viralité orchestrée que Candy Crush Saga a pu devenir le premier jeu Facebook en moins d’un an. [3]

Candy Crush Saga est désormais devenu une référence populaire

- Il a prouvé son aptitude à créer un excellent game design et l’a gâché par avarice. Il suffit d’avoir joué 15 minutes à Candy Crush Saga pour voir que le jeu ne manque pas de bonnes idées et que son level design est parfaitement équilibré : assez dur pour inciter les plus impatients à payer, assez facile pour inciter les autres à s’accrocher. [4]

- Il a rendu le système Free to Play plus viable que jamais King.com a en effet révélé en septembre que 70 % des joueurs ayant atteint le dernier niveau de Candy Crush Saga l’ont fait sans dépenser un centime. [5] Cela veut dire que 30 % des joueurs ont payé, quand il était un an plus tôt globalement admis que les payeurs ne représentaient que 5 % des joueurs de Free to play. [6]

- Il a fait de Candy Crush le premier jeu mobile à avoir son spot TV ...et franchement, on aurait préféré que ce soit un autre, voire aucun. [7]

- Il a eu un gros coup de bol Il a fallu dix ans à King.com pour connaître le succès de Candy Crush Saga, et aucun des jeux sortis par la suite ne sont parvenu à l’égaler, preuve que King.com n’a pas réellement trouvé de formule magique, et que ce succès tient un peu de l’accident et de l’alignement des planètes.

Timeline de Candy Crush Saga, par CrushingCandies.com

Mais jusqu’ici King.com ne faisait qu’appliquer à la lettre le modèle social/free to play déjà bien rôdé par Zynga (Farmville) et Rovio (Angry Birds). Il n’était pas pire que ses prédécesseurs, juste plus moderne, et encore plus prospère. Ce n’est que dernièrement que King.com a dépassé les bornes en demandant le dépôt des marques « Candy » et « Saga », lui accordant le droit de poursuivre en justice tout jeu faisant usage d’un de ces mots dans son titre (dommage Candy Box), mais aussi tout enregistrement musical (dommage Iggy Pop), émission télévisée (dommage Au pays de Candy) texte (dommage cet article) bandana, bottes de ski, séminaire, babyphone, karaoké...bref tout et n’importe quoi. [8]

Le caprice du Roi

Grisé d’avoir goûté un met si délicieux
Le roi devient jaloux, méfiant et anxieux.
Il veut être le seul à pouvoir l’apprécier
Et interdit à tous de le confectionner

Mais un doute lui vient : et si quelqu’un l’invente ?
Il interdit alors tout bonbon de la vente.
Mais un doute lui vient : et si on dit son nom ?
Il interdit alors la mention de « bonbon ».

Le royaume est maussade, et les enfants en pleurs
Il n’y a plus de bonbon, il n’y a plus de douceur.
Ceux qui ont prononcé innocemment le mot
Le roi les a jeté sans scrupule au cachot.

« Candy » et « Saga » ont été déposés aux États-Unis, en Europe et au Mexique. Si certains de ces dépôts ont été refusés, d’autres ont été enregistrés ou sont encore en examen. Voici un tableau récapitulatif de ces trade-marks :

Si King.com a donc du mal à déposer la marque « Saga » il n’en va pas de même pour « Candy » qui est déjà enregistrée en Europe et le sera aux États-Unis fin février si aucune opposition légale n’y est faite.

Le dépôt d’un nom commun comme marque et son utilisation contre la concurrence n’a rien de nouveau. Rien que dans le milieu du jeu vidéo des cas similaires avaient déjà été rencontrés, et avec eux leurs polémiques :

- En 2009, le studio Edge avait ainsi fait pression sur Electronic Arts pour qu’ils changent le titre de leur jeu Mirror’s Edge, conduisant finalement à un retrait du Trademark Edge. [9]

- En 2012 c’était au tour de Bethesda, studio créateur de la série The Elder Scrolls de faire pression sur Mojang pour faire changer le titre de leur jeu Scrolls. L’affaire fut finalement réglée « à l’amiable » devant la cour (et non, malheureusement, par un tournoi de Quake 3) [10]

- Depuis 2009 enfin, Ravensburger fait pression sur Apple pour que soient retirés de l’Appstore tous les jeux contenant le mot « Memory » dans leur titre, celui-ci étant en effet la propriété de l’éditeur de jeux de société allemand. Si Apple a demandé à plusieurs reprises des jeux en question de les retirer ou les renommer, aucune poursuite légale n’a jamais été lancée. [11]

All Candy Casino Slot, de Benjamin Hsu. Autre free to play, autre gameplay

Le cas de King.com cependant est un peu différent, car il n’a pas hésité pas à s’attaquer directement à des studios bien plus petits que lui qui ne le menaçaient d’aucune manière. Benjamin Hsu, créateur de All Candy Casino Slots, petit jeu de machine à sous pour iOs (seulement 1524 téléchargements alors) a ainsi reçu un courrier de King.com lui demandant le retrait de son jeu, ou du moins le changement de son titre. On pourra se faire l’avocat du diable en observant que All Candy Casino Slots est aussi un free to play, qu’il se trouve sur la même plate-forme que Candy Crush Saga, que certains des effets visuels et sonores du jeu rappellent ceux du jeu du King. Mais que penser alors du cas de The Banner Saga, ce tactical indé empli de Vikings poilus, bien éloigné des bonbons d’un Candy Crush Saga ?

The Banner Saga, de Stoic : une VRAIE Saga

En déposant un trademark sur son titre, les auteurs de The Banner Saga ont en effet eu la surprise de voir King.coms’y opposer. Comme l’explique très bien le site Kotaku , King.com se trouve en quelque sorte « obligé » de s’opposer à ce trademark s’il désire déposer son propre « Saga ». En partant du principe qu’il n’y a aucun mal à vouloir générer un maximum de bénéfice au détriment des autres en respectant un cadre légal, King.com ne fait finalement rien de répréhensible. C’est l’hypocrisie qui gêne : si on imagine difficilement King.com annoncer « N’y voyez rien de personnel, on veut juste plus d’argent », le « The Banner Saga créée de manière trompeuse la confusion avec notre marque Saga préexistante » est dur à avaler. Faut pas mélanger les drakkars et les sucettes.

À troll, troll et demi

Refusant de se faire marcher sur les pieds
Et convaincus du tort causé par ce décret
Des confiseurs plutôt que de se mettre en grève,
S’attellent à préparer des sucreries sans trêve.

Ils sont vite suivi par des chocolatiers
Des pâtissiers, des boulangers, des poissonniers
Des bouchers, des primeurs et même des maçons
Qui tous confectionnent à leur propre façon.

Le roi voulait pour lui garder tous les bonbons ?
Ils allaient lui en donner une indigestion !

Une ressemblance plus que frappante

Les réactions à ces dépôts de marques et à ces abus de position dominante n’ont évidemment pas tardé à se faire entendre.

La plus ironique d’entre elles est sans doute, à un moment où King.com cherche à se protéger des copies, l’accusation de copie dont il devient la cible. Matthew Cox, développeur du studio Stolen Goose a ainsi profité de cette occasion pour démontrer par A plus B que le Pac-Avoid de King.com était une copie de son ScamperGhost. Pas une copie dans le sens « Candy Crush Saga est une copie de Bejeweled », non, une copie véritable, du gameplay comme des graphismes et de l’interface :un plagiat pur et simple. Comme si les captures d’écran n’étaient pas déjà assez accablantes, le développeur de Pac-Avoid a confirmé sur son site que King lui avait explicitement demandé de copier ScamperGhost.

Si on ajoute à ça le fait qu’en nommant son jeu Pac-Avoid, King.com a fait très exactement ce qu’il essaye d’interdire, à savoir profiter de la renommée d’une licence déjà existante (Pac-Man), on comprendra pourquoi la firme s’est sentie obligée de retirer le jeu de son site.

Candy Match Forever, de Noyb : un Candy Crush Saga auquel vous n’avez même pas besoin de jouer

Mais la réaction la plus marquante à ce « Trademark Troll » et un autre trolling : celui de la Candy Jam. À l’initiative de Laurent Raymond (Caribouloche) et uaav et en partenariat avec Itch.io, celle-ci exhortait les développeurs indépendant à créer un maximum de jeu employant les mots « Candy » et « Saga » dans leurs titres (ainsi que « Scroll », « Memory », « Apple » et « Edge », en raison des affaires similaires évoquées plus haut). Cette game jam s’est close hier (03 février) avec 368 jeux au compteur.

Parmi eux on trouvera bien sûr plusieurs variantes de match-3, histoire de remuer le carambar dans la carie (Match Three+ Candies, Candy Match Forever, Sugar Smash Epic...), des gameplays plus originaux (le RPG textuel Candy Quest 3 : Edge of Sweetness, la simulation de trader sur Microsoft Excell Candy Number Crunch Saga, le puzzle romantique Candy’s Crushes Saga [c’est le mien]...) mais aussi et surtout, ultime pied de nez : des dizaines et dizaines de clones ou mashups de jeux casuals : Candy Crusher pour Angry Birds, Candy Ninja pour Fruit Ninja, Candy Clicker Saga : Scroll of Candy pour Cookie Clicker, etc. Certains développeurs sont même allés jusqu’à habiller leur propre jeu mobile aux couleurs de Candy Crush Saga : comme c’est le cas pour FallenTreeGames et leur Candy Quell, MagicalTimeBean et son Candy Escape Goat Saga ou Globz et leur ¡#OMGZ Candy Match.

Candy Crusher, de Broxxar : les deux plus grands succès du jeu mobile enfin réunis.

De coup de gueule contre les dépôts de marque de King.com, cette game jam s’est donc vite transformée en festival de faussaires, preuve que cette ambiance de clonage et de guerre des copyrights/trademarks régnant sur le jeu mobile est loin de laisser la scène indé indifférente.

Mais à quoi sert cette Candyjam ? À sensibiliser l’opinion tout d’abord, comme le signale son cofondateur Laurent Raymond mais aussi évidemment à s’amuser, le « troll » ayant un côté jubilatoire. Quant à un rétropédalage de King, Laurent Raymond n’y croit pas trop : « s’ils ont déjà été capables d’en arriver là, c’est qu’ils ont bien peu de principes et qu’on ne peut pas compter là-dessus ».

King.com n’a en effet pas réagi à toute cette agitation, si ce n’est dans une lettre ouverte dans laquelle son directeur affirmait que « King ne copie pas de jeux » (le lendemain de l’aveu de plagiat et du retrait de Pac-Avoid de son site) et que « The Banner Saga ne ressemble à aucun de [leurs] jeux », soit l’exact contraire de ce qui avait été dit précédemment. Aucun retrait de plainte ou de trademark n’a été évoqué.

En déposant « Candy » et « Saga » King.com veut juste se « protéger des copieurs  » ? Cela semblerait légitime s’il n’avait pas d’une part déjà abusé plusieurs fois de son trademark moins d’un mois après son dépôt, et s’il avait d’autre part su prouver qu’il valait mieux que ces « copieurs ». Aux États-Unis, il ne reste plus qu’à espérer qu’une société avec assez d’arguments parvienne à s’opposer au trademark (certains ont déjà annoncé leur intention de le faire). En Europe, c’est déjà fichu, mais pour parodier un combattant républicain espagnol :

« Nous avons perdu toutes les batailles, mais c’est nous qui avons les plus beaux jeux »

Notes

[1] Source : NYDaylynews

[2] Plus d’informations sur Gamasutra

[3] Source : Kontagent

[4] Un intéressant article d’Aaron Steed à ce propos.

[5] Source : The Guardian

[6] Source : TorrentFreak

[7] Lire AdAge pour en savoir plus

[8] La liste des biens et services concernés est disponible sur la page du trademark

[9] Lire Gamasutra pour en savoir plus

[10] Lire Forbes pour en savoir plus

[11] Lire Gamasutra pour en savoir plus

Il y a 15 Messages de forum pour "Candy Candy Candy"
  • Laurent Le 4 février à 09:55

    La fable est maison ?
    C’est du grand art ! Quel science dans le maniement de l’alexandrin !

  • Laurent Braud Le 4 février à 10:21

    Jolies rimes en effet.

    Par contre, on peut difficilement en vouloir à King, ce serait comme en vouloir à un robot. Les règles sont là, tout le monde a le droit de s’en servir, et King vise naturellement leurs faiblesses.L’interprétation "abusif", c’est un jugement personnel. Généralement les grosses boîtes évitent ce qui va pourrait être jugé aussi négativement, pour préserver leur image. Mais si le public visé est peu attentif, alors pourquoi se priver ?

    C’est au législateur de décider une bonne fois pour toutes qu’on ne peut pas enregistrer des noms communs.

  • Pierrec Le 4 février à 10:40

    La fable est maison oui :)

    Pour ce qui est de King, oui, ils sont irréprochables légalement, et c’est justement bien l’objet de la Candyjam de sensibiliser le public à ce sujet et donc de leur conférer cette mauvaise image. Espérons que cela serve à quelque chose.
    Quant à enregistrer des noms communs, je ne suis pas contre à priori. Apple est un nom de marque de téléphonie/ordinateurs, il semble légitime d’empêcher une autre marque de téléphonie/ordinateur de s’appeler Apple pour tromper le consommateur. Il faut juste que les législateurs soient capable de différencier contrefaçon et simple emploi d’un nom commun.

  • HN Le 4 février à 11:41

    "Par contre, on peut difficilement en vouloir à King, ce serait comme en vouloir à un robot. Les règles sont là, tout le monde a le droit de s’en servir, et King vise naturellement leurs faiblesses."

    Je ne suis pas tout à fait d’accord car les législateurs sont justement sollicités constamment - quand ils ne sont pas directement salariés ou dirigeants - par des sociétés privées, que ce soit par du lobbying ou en espèces sonnantes et trébuchantes, selon la latitude.
    Pour la crise immobilière de 2008 par exemple, c’était le même discours. Pas la faute des traders, c’est la faute des législateurs. Les principaux responsables se sont retrouvés dans le gouvernement Obama, alors qu’on ne me dise pas que les acteurs de la finance n’écrivent pas les lois et ne sont pas responsables.

    Sur l’aspect brevet, j’ai encore du mal à comprendre qu’on donne "Candy" alors que le produit à protéger s’appelle "Candy Crush Saga". Et pourquoi autant jouer sur les termes quand on voit que tout ces jeux ne sont que des descendants de Tetris, Columns, ...

  • Pierrec Le 4 février à 11:54

    Pour information (parce que je me rends compte que ce n’est pas dit dans l’article) la marque "Candy Crush Saga" est bien évidement déjà protégée en Europe et aux Etats-Unis. King.com veut juste obtenir "Candy" et "Saga" en plus.

  • roger Le 4 février à 12:12

    On parle beaucoup de liberté d’expression en ce moment, ben je trouve que vouloir s’approprier non pas des combinaisons de mots mais des mots isolés pour des motifs marchands c’est éthiquement très choquant et intellectuellement malhonnête.

  • Laurent Braud Le 4 février à 12:45

    Si ça n’est pas la faute du législateur, alors c’est super triste, parce qu’on ne peut rien faire.

    Evidemment que s’il y a de l’argent à la clef, y’a des gens qui vont faire n’importe quoi pour l’obtenir. Compter sur la déontologie et l’honnêteté de toutes les entreprises et/ou des banques, c’est tout simplement impossible (et ridicule quand les politiciens le demandent quand même). Donc le seul truc accessible c’est de légiférer et faire appliquer la législation.

    Apple est un bon contre-exemple ... mais qui ne me convainc pas complètement. Que "Apple Inc." soit déposé, d’accord. Mais que "apple" le soit ? Est-ce que ça veut dire que je n’ai pas le droit de sortir une appli qui compare les variétés de pommes ? Si non, à quoi ça sert d’avoir déposé "apple" ?

  • Poisan Le 5 février à 01:58

    Ton puzzle game romantique est brillant, Pierrec !

  • Olivier Le 5 février à 02:56

    Jolie article.
    Il y a une petite faute de logique sur les 30% de payeurs qui m’a fait tiquer. La population des jouers qui ont finis le jeu n’est pas representative de l’ensemble des joueurs. Ca semble assez logique que parmis les joueurs acharnés, il y a plus de payeur que parmis les gens qui ne font que essayer le jeu ou y jouer en casu. Il est aussi possible que payer aide à progresser dans le jeu, ce qui biaserait la aussi les stats.

  • Pierrec Le 5 février à 09:10

    Merci Poisan.

    @Olivier : arf ! J’espérais que ça passe innaperçu ^^. Le chiffre est biaisé en effet, mais c’est le seul qui provienne de King à ce sujet. Les seules autres statistiques que l’on peut trouver sur le nombre de payeurs sont celles de CrushingCandies.com, la communauté des fans de Candy Crush Saga, qui annoncent 42% http://www.crushingcandies.com/cand... , soit plus encore. Evidement ce chiffre est biaisé aussi du fait qu’il provient d’un simple sondage sur le site (qui donc, ne concerne que les "fans", quand bien même ils sont nombreux). Faut de mieux, je me suis donc basé sur ces 30%...

    _

  • Olivier Le 6 février à 04:27

    Oui, ce 42% est encore plus bizarre. Je me demande comment ils font leurs stats.

    En tout cas ils annonce 633K$ de revenue par jour, ce qui fait 20 million de $ par mois.
    La page wikipédia annonce 46 million monthly users.
    En supposant qu’un payer paye 10$/mois (chiffre sorti de nul part), ils auraient 4% de payeurs. Ce qui reste dans la norme.
    J’imagine que le 42%, c’est parmis les joueurs réguliers. 5%, c’est si on prends en compte les gens qui ne font que essayer le jeu.sans l’adopter.

    Je n’arrive toujours pas a croire qu’il y a tant de monde prét a dépenser plus de 1000$ sur ce jeu ! Je n’avais pas realisé à quel point les gens étaient pret à payer (ou voulaient ?).

  • verveinh Le 8 février à 08:47

    Un conseil : ne téléchargez jamais Candy Crush !

    http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/...

    Bon jeu ;)

  • verveinh Le 8 février à 19:51

    Molleindustria’s Highlights from 2013

    2013 has been not only a great year for independent games but possibly the first year in which many excellent independent titles have been recognized by mainstream gamers and press. Mature and meaningful works like Kentucky Route Zero, Papers please, the Stanley Parable and Gone Home are in many “Games of the Year” lists along with oddities for game connoisseurs like Michael Brough’s Corrypt and 898 Hack.
    Instead of reiterating the critical consensus, I’d like to highlight some more overlooked works from this year, of course paying special attention to social commentary.
    In no particular order :

    http://www.molleindustria.org/blog/...

    http://www.molleindustria.org/blog/...

  • Broke Le 19 février à 13:04

    Moi, ces gars-là, c’est le napalm et s’ils bougent encore, re-napalm.

    Quelqu’un a cité dans les commentaires un autre grand voleur du monde de l’informatique, Apple, et j’avoue que le culot de ces mecs peut sûrement être considéré comme une forme de génie.

    Si vous doutiez de l’honnêteté intellectuelle de King.com, jetez un œil sur leur dernière petite saloperie :

    http://www.jeuxvideo.com/news/2014/...

  • verveinh Le 26 mars à 17:57

Laisser un commentaire :

Qui êtes-vous ? (optionnel)
Ajoutez votre commentaire ici

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

© Merlanfrit.net | À propos | web design : Abel Poucet